Séjour en Sardaigne & en Corse
Du 4 au 19 septembre 2010

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Samedi 4 septembre, tout est chargé, nous finissons les derniers préparatifs puis nous prenons la route de Gênes. Sardegna
Eglise San Lorenzo - Gênes
Le col du Lautaret, la vallée de la Guisane offrent toujours de jolis paysages et couleurs. Nous basculons, ensuite, en Italie via le Montgenèvre et nous arrivons dans la capitale Ligure en début d’après-midi. Le ciel est bleu et nous profitons du beau temps pour visiter et se balader dans les vicoli ("ruelles étroites") où l’enchevêtrement des étendages est typiquement italien ! Dans la soirée, nous rejoignons notre embarcadère puis notre navire. Nous appareillons à 22h pour la Sardaigne.

Nuit tranquille sur le ferry, nous arrivons à Olbia à l’aube et prenons la route de Cala Gonone. Petit déjeuner avec vue sur la mer peu après Dorgali puis nous rejoignons la très belle cala ("calanque") Fuili pour un peu de grimpe et de baignade. Dans la soirée, nous établissons le campement à Lorotzai.

Sardegna
Aguglia di cala Goloritzè
Lundi 6 septembre, la petite route du Golgo (au-dessus de Baunei) puis une piste nous amène au parking, point de départ vers la sublime cala Goloritzè. Après une petite heure de marche, nous parvenons au pied de l’Aguglia, impressionnant monolithe de calcaire de 150m de haut. Un peu plus tard, nous débouchons sur son étroit sommet par un itinéraire varié et assez soutenu. La vue plongeante sur la calanque est magnifique. Trois rappels de 50m nous ramènent au casse-croûte que nous allons "dévorer" sur la plage à quelques mètres. Baignade avant de remonter ce paisible vallon jusqu’au camion. Nous nous dirigeons maintenant vers la bergerie Dispiggius que nous atteignons après 25 minutes de piste. Nous préparons un bon dîner pour bien récupérer des efforts de la journée et affronter celle du lendemain à la Giradili.

Mardi 7 septembre, pas un nuage, le ciel est bleu et la journée s’annonce splendide. L’approche n’est pas très longue et après quelques pas d’escalade, nous trouvons facilement la voie. L’escalade est soutenue et l’ambiance absolument fantastique. Les longueurs "dures" s’enchaînent bien et c’est au pied des deux petites longueurs terminales que l’orage fond sur nous à une allure incroyable. Je repère une vague échappatoire sur la gauche…traversée, quelques ressauts, jolie dalle trempée mais prisue et nous voilà au sommet avec en prime Sardegna
Conditions de rêve à la Giradili!
une deuxième rincée, des rafales de vent et un brouillard où l’on ne voit pas à 5m ! Petit casse-croûte, photo pour immortaliser l’instant et nous retrouvons la piste puis le camion en traversant un épais maquis. Le brouillard est toujours aussi dense et ce n’est qu’au cours de la descente vers Tortoli que nous sortons de cette purée de poix. A Arbatax, nous trouvons un joli camping en bord de mer où nous apprécions une bonne douche chaude. Séchage du matériel avant une bonne pizza et quelques bières bien méritées !

Le lendemain matin, nous déjeunons tranquillement et profitons de cette jolie baie. Les vêtements et cordes finissent de sécher. Après trois journées de grimpe consécutives, ce mercredi est dédié au repos et au transfert vers Isili dans le cœur de l’île. Nous prenons la route et pénétrons dans des terres d’abord assez maquisardes puis plus arides. Nous occupons l’après-midi en nous promenant autour d’un lac et de nuraghe.

Jeudi 9 septembre, nous allons Sardegna
Plage de Portixeddu
poser nos mains sur le calcaire réputé d’Isili. L’escalade est à dominante athlétique et nous enchaînons les longueurs avant que le soleil ne se fasse trop brulant. En début d’après-midi, nous reprenons nos pérégrinations vers le Sud où nous visitons la capitale Sarde, Cagliari. Dans la soirée, nous rejoignons la côte occidentale de l’île près de la somptueuse plage de Portixeddu.

Vendredi 10 septembre, un vent trop fort nous contraint à modifier le programme. On se replie à Masua dans les falaises bien abritées du Castello dell’Iride. Nous parcourons une voie inoubliable sur gouttes d’eau. Dans la soirée, nous entamons notre remontée vers le nord en passant par Oristano puis Bosa.

Sardegna
Elo à Osilo
La matinée du samedi 11 est consacrée à la visite d’Alghero, jolie cité portuaire puis de Sassari, la grande ville du nord de la Sardaigne. L’après-midi, nous grimpons au secteur ombragé de Memoria del vuoto près d’Osilo. La falaise présente un dévers régulier. On pourrait la comparer à un petit Cimaï, mais moins compacte et avec plus de bons trous ! Le soir, nous découvrons un port bien connu de l’île, Porto Torres.

Dimanche 12 septembre, cela fait une semaine que nous avons débarqué en terre Sarde. Nous continuons la remontée de la côte ouest vers la Gallura (Castelsardo, Costa Paradiso…) Sardegna
Capo Testa
et allons grimper au fabuleux site de Capo Testa. Baignade à la calanque Spinosa toute proche puis balade face à la Corse autour du phare et dans la jolie cité de Santa Teresa.

Lundi 13, embarquement pour la Corse et arrivée à Bonifacio en fin de matinée. Aujourd’hui, on se repose. Enfin, on essaie ! Nous allons nous baigner dans la belle anse de Santa Giulia. Après l’achat de quelques vivres à Porto Vecchio, nous profitons de la fin d’après-midi pour faire une petite randonnée menant à la "Pisse du Coq", une belle cascade aux portes du massif de Bavella.

Le lendemain, nous revenons à des choses "plus sérieuses" et après une approche maquisarde typiquement Corse où il faut un peu de flair, nous sommes au pied d’un des mythes du secteur, le dos d’éléphant. Quelques rafales de vent mais avec le soleil, la température reste agréable. Les longueurs en dalle sont toutes plus belles les unes que les autres. A 14h, nous débouchons au sommet, une jolie terrasse avec vue sur la mer. Petit casse-croûte, quelques photos en attendant qu’une cordée derrière nous en termine. Corse
Le dos d'éléphant
Nous échangeons quelques mots avec Robin, un sympathique guide Suisse de Verbier et son client avant d’entamer notre descente. Quelques rappels et nous retrouvons les sacs au pied de ce magnifique pilier de granit, une journée inoubliable dans notre vie de grimpeur.

Mercredi 15 septembre, la météo est toujours avec nous et nous nous décidons pour un itinéraire dans un vallon voisin de celui d’hier. Après le Polischellu, nous voilà aujourd’hui remontant le cours paisible de la Purcaraccia en direction de la punta d’Arghjavara. L’escalade est très variée, dalle, fissure, tafoni, on se régale. Au retour, nous nous arrêtons près d’une belle vasque, idéale pour faire quelques "ploufs" et se rafraîchir. En fin d’après-midi, nous laissons derrière nous ce joli massif de Bavella et nous prenons la route de Corte par la vallée du Tavignano pour retrouver d’autres montagnes.

Corse
Fil d'araignée
Jeudi 16 septembre, la journée débute par une belle randonnée le long du Tavignano. Après une heure et demie d’approche, nous abordons la paroi de Rossolino. Nous parcourons, d’abord, une voie splendide le long d’un pilier. Un rappel esthétique en fil d’araignée nous ramène sur le sol. Après une brève pause, nous nous lançons dans un autre itinéraire, plus long et varié. La grimpe est égale au cadre, c'est-à-dire superbe. Mention spéciale à la deuxième longueur qui offre une fissure à verrous absolument démente. Quatre rappels et nous touchons de nouveau la terre ferme. Au retour vers Corte, nous nous arrêtons pour nous baigner dans le Tavignano avant de rejoindre le camping pour une bonne douche ! Après toutes ces jolies voies, en Sardaigne, à Bavella ou ici, nous avons bien mérité une bonne soirée pizza et Pietra !

Le lendemain, nous prenons tranquillement la route de Calvi et nous nous arrêtons peu avant cette dernière pour un peu de randonnée et grimpette dans la belle foret de Bonifatu, point de départ du célèbre GR20. Quelques longueurs les pieds dans l’eau de la Figarella avant de rejoindre la capitale de la Balagne. La journée se conclue par une petite promenade à vélo dans les jolies rues pavées de la citadelle.

Samedi 18 septembre, nous rangeons un peu le camion avant de quitter Calvi. Nous faisons étape à Saint-Florent pour goûter une dernière fois au caillou Corse. Après quelques belles voies bien athlétiques, nous reprenons notre chemin vers Bastia. Nous avons le temps et optons pour la route pittoresque du cap Corse. Plus tard, nous visitons la préfecture de Haute-Corse avant d’acheter le casse-croûte et de rejoindre notre navire dans la soirée.

Sainte-Victoire
La croix de Provence
Le lendemain, nous débarquons à Toulon et retrouvons le continent sous un franc soleil. Après un petit déjeuner en bord de mer à Sanary, nous rejoignons le parking des Deux Aiguilles à la Sainte-Victoire. Pour clôturer les vacances en beauté, nous avons choisi un itinéraire classique qui nous emmène au sommet du Signal, le Grand parcours. La voie prend des allures de petite course dans une ambiance typique de ce massif, senteurs de romarin, genévrier… Impossible de parcourir cet itinéraire sans une pensée à Gaston Rébuffat qui affectionnait tout particulièrement ce grand parcours. La descente demeure également intéressante et originale car elle emprunte le passage du Garagaï, un énorme trou qui permet de basculer en face Sud. En fin d’après-midi, c’est la tête remplie de beaux souvenirs, le visage radieux et les traits un peu tirés que nous prenons le chemin de l’Oisans par la Durance, le col Bayart et le col d’Ornon…


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